
Belgique
La Belgique, en forme longue le Royaume de Belgique, en néerlandais België et Koninkrijk België, en allemandBelgien et Königreich Belgien, est un pays d'Europe de l'Ouest, bordé par la France, les Pays-Bas, l'Allemagne, leLuxembourg, et la mer du Nord. Politiquement, il s'agit d'une monarchie constitutionnelle fédérale à régime parlementaire. Elle est un des six pays fondateurs de l'Union européenne dont elle accueille, dans sa capitaleBruxelles, les principales institutions (le Parlement européen, le Conseil de l'Union européenne et la Commission européenne), ainsi que celles d'autres organisations internationales comme l'OTAN. La Belgique couvre une superficie de 30 528 km2 avec une population de plus de onze millions d'habitants.
Située à mi-chemin entre l'Europe germanique et l’Europe romane, la Belgique abrite principalement deux groupes linguistiques : les néerlandophones, membres de la Communauté flamande (qui constitue 57 % de la population), et les francophones, membres de la Communauté française de Belgique (qui représente 43 % des Belges). De plus, il y a également un petit groupe de germanophones, officiellement reconnu. Les deux plus grandes régions belges sont la région néerlandophone de Flandre au nord et la région francophone de Wallonie au sud. La Région de Bruxelles-Capitale, officiellement bilingue, est une enclave majoritairement francophone dans la Région flamande3. La Communauté germanophone se situe dans l'est de la Wallonie4,5. La diversité linguistique de la Belgique et ses conflits politiques connexes sont reflétés dans son histoire politique et son système de gouvernement complexe6,7.
Historiquement, la Belgique, le Royaume des Pays-Bas et le Luxembourg étaient connus sous le nom de la région historique des Pays-Bas, qui correspondaient à un territoire un peu plus vaste que l'actuel Benelux. La région était appelée Belgica en latin, d'après la province romaine de Gallia Belgica, qui couvrait plus ou moins la même superficie. De la fin du Moyen Âge jusqu'au xviie siècle, le territoire correspondant à l'actuelle Belgique était un centre commercial et culturel prospère et cosmopolite. Du xvie siècle jusqu'à la Révolution belge en 1830, quand la Belgique fit sécession des Pays-Bas, le territoire belge fut le théâtre de nombreuses batailles entre différentes puissances européennes, ce qui l'entraîna à être surnommé le « Champ de Bataille de l'Europe »8, une réputation qui fut renforcée par les Guerres mondiales. Depuis son indépendance, la Belgique participa à la Révolution industrielle9,10 et, durant le cours du xxe siècle, elle posséda plusieurs colonies en Afrique11. La deuxième moitié duxxe siècle a été marquée par des tensions entre les Flamands et les Wallons en raison des différences de langues et du développement économique inégal des deux régions. Ce conflit a mené à plusieurs réformes de grande envergure, dont une transition d'un État unitaire à un État fédéral.
Situation[modifier | modifier le code]
Le Royaume de Belgique se situe dans l'hémisphère nord et à l'est du méridien de Greenwich (latitude nord et longitude est). Le territoire du pays s'étend en latitude sur deux degrés, de Meerle au nord (51 °30′) à Torgny au sud (49 °30′), et compte moins de quatre degrés en longitude, de La Panne comme point le plus à l'ouest (2 °33′) à Manderfeld à l'est (6 °24′). Son centre géographique se situe à Nil-Saint-Vincent, dans le Brabant wallon, à 50 °38′ de latitude nord et 04 °40′ de longitude est. Il s’étire sur une distance maximale de 318,2 kilomètres entre La Panne et Arlon.
La Belgique partage ses frontières avec la France (645,6 km) au sud, les Pays-Bas (459,6 km)12 au nord, l'Allemagne(153,4 km)13 et le Luxembourg (150,4 km) à l'est et possède 73,1 km de frontières maritimes14 le long de la Mer du Nord. La superficie du pays est de 30 528 km2 ; et de 33 990 km2 en ajoutant les eaux territoriales15. La Belgique a une longueur maximale de 318 kilomètres de La Panne à Arlon et de 230 kilomètres de Turnhout à Virton[réf. nécessaire].
Relief et climat[modifier | modifier le code]
Son relief est peu élevé : il s'étage graduellement de la côte vers le sud-est du pays, pour culminer à 694 mètres au signal de Botrange. Trois zones géographiques peuvent être distinguées : la Basse Belgique (moins de 100 mètres d'altitude), la moyenne Belgique (de 100 à 200 mètres) et la Haute Belgique (de 200 à plus de 500 mètres). La Basse Belgique commence après le littoral, une bande de plages de sable et de dunes, par des polders (c'est uniquement cette partie du pays que l'on appelle le plat pays) pour s'enfoncer à l'intérieur des terres avec la plaine flamande et la Campine. La moyenne Belgique s’élève progressivement vers les vallées de la Sambre et de la Meuse, c'est une zone qui se compose de bas plateauxlimoneux fertiles avec à l'ouest le plateau hennuyer-brabançon et à l'est la Hesbaye. Au sud du sillon Sambre-et-Meusecommence la Haute Belgique, la région la moins peuplée et la plus boisée du pays, avec le plateau du Condroz et les vallées de la Meuse et de l'Ourthe. Il y a aussi le pays de Herve qui s'étend à l'est entre la Meuse et la Vesdre, puis la région de laFagne-Famenne au sud du Condroz, et ensuite encore plus au sud l'Ardenne et à l'est les Hautes Fagnes qui culminent à694 mètres au signal de Botrange. Il y a également la Gaume, ou Lorraine belge, qui jouit d'un climat plus clément, surtout au flanc de la troisième cuesta où l'on cultive même la vigne. Le climat est océanique tempéré avec des précipitations régulières, deux cents jours de pluie par an en moyenne16, et fréquentes sur toute l'année (Cfb dans la classification de Köppen). Les vents dominants soufflent du secteur sud-ouest. Le risque sismique est localement significatif17.
Mer et hydrographie[modifier | modifier le code]
À cause de sa densité de population élevée, la Belgique fait face à de sérieux problèmes environnementaux. Un rapport de 2003 suggère que la qualité des eaux de surface de Belgique est la pire des 122 pays étudiés18. Dans l'étude de 2008 sur l'indice de performance écologique, la Belgique a obtenu un score total de 78,4 % et est classée antépénultième des pays de l'Union européenne, bien qu'elle soit 57e sur 149 pays19.
Le littoral marin est long d'environ 65 km, ouvrant sur un « territoire marin » de 3 454 km220, (0,5 % de toute la mer du Nord20) avec une colonne d'eau de 20 à 45 m de profondeur20. Les terres de Flandre sont en partie gagnées sur la mer et menacées par l'érosion littorale et la montée des océans. Le pays gère donc aussi unpatrimoine maritime et portuaire. L'environnement marin est encore riche en biodiversité mais ses ressources halieutiques ont été dégradées par la surpêche, lechalutage, les rejets de boues de dragage ainsi que par des séquelles de guerre (munitions immergées du banc du Paardenmarkt et nombreuses épaves de guerre). S'ajoutent les effets chroniques ou accidentels de la pollution terrigène et celle libérée par le trafic maritime (particulièrement intense entre le pas de Calais, l'Angleterre et les grands ports belgo-néerlandais).
Dans le cadre de la stratégie marine européenne, le gouvernement belge a développé une planification spatialisée d'exploitation et de gestion plus durable des ressources de la mer du Nord20, qui inclut des zones où l'extraction de sable et gravier sera autorisée, et deux zones dédiées à la construction de deux « atollsénergétiques » (l'un au large de Zeebrugge sur le Wenduinebank, et l'autre, beaucoup plus grand à hauteur de Blankenberge-De Haan) et des couloirs dédiés aux câbles sous-marins qui transporteront notamment le courant produit par les énergies marines et l'atoll énergétique, sans toucher aux zones naturelles classées. La zone autorisée à la petite pêche artisanale passe de 3 milles à 4,5 milles, et les éoliennes pourraient être utilisées comme support à l'aquaculture durable21 en mer (« monocultures » interdites20).
Paysages et nature[modifier | modifier le code]
Géographie humaine[modifier | modifier le code]
Langues[modifier | modifier le code]
Le pays, lieu de rencontre des cultures germanique et romane, comprend différentes communautés linguistiques et culturelles. Les trois langues officielles sont le néerlandais, le français et l’allemand. Elles sont placées sur un pied d’égalité au niveau fédéral. Parmi les différentes régions, seule la Région de Bruxelles-Capitale (habitée par près de 10 % de la population) est officiellement bilingue (français et néerlandais). La Région flamande (habitée par près de 58 % de la population), située dans le Nord-Ouest, est officiellement unilingue néerlandophone. La Région wallonne (habitée par plus de 32 % de la population), située dans le Sud-Est, est officiellement unilingue francophone, à l'exception de la région de laCommunauté germanophone de Belgique, laquelle comprend 85 000 personnes, soit moins d´ 1 % de la population belge. Des minorités linguistiques sont présentes dans les régions unilingues, leurs importances respectives ne peuvent être qu'estimées, les recensements linguistiques étant interdits par la loi en Belgique. Les néerlandophones représenteraient 57 % à 60 % de la population belge, et les francophones 40 % à 43 %22. En même temps que les langues officielles, sont parlées des langues régionales endogènes ou des dialectes. Il s’agit du brabançon, du champenois, du flamand occidental,flamand oriental, du francique ripuaire, du limbourgeois, du lorrain, du luxembourgeois, du picard et du wallon. La diversité linguistique provoque souvent des conflits politiques, liés à d’autres enjeux (la position arithmétiquement minoritaire des francophones, celle, plus socioculturelle de la langue néerlandaise au départ, la francisation de Bruxelles, la politique étrangère de l'entre-deux-guerres, les problèmes économiques wallons, surtout à partir des années 1960, etc.), qui ont engendré un système de gouvernance complexe.
Démographie[modifier | modifier le code]
Au , la Belgique comptait 11 250 585 habitants23. Parmi eux 1 419 905 étaient nés à l'étranger, ce qui représente 12,9 % de la population totale dont 715 456 (6,5 %) nés dans un pays de l'Union européenne (UE) et 704 449 (6,4 %) nés hors de l'UE24.
En Belgique, il y a environ 78 % (8 300 000) de Belges de souche et 2 700 000 habitants d'origine étrangère. Ceux-ci représentent 22 % de la population totale. 56 % (1 313 000) de ces Nouveaux Belges sont d'origine européenne (Italie, Portugal, France, Pays-Bas), et 44 % (950 000) sont d'origine non européenne25 (Maroc,Turquie, Algérie, République démocratique du Congo et autres)26.
D'après une estimation publiée début 2012, les habitants d'origine étrangère et leurs descendants forment 25 % de la population belge25.
De ces « nouveaux Belges », 1 200 000 (49 %) sont d'origine européenne et 1 350 000 (51 %)26 sont desallochtones27 originaires de pays non occidentaux (Maroc, Turquie, Congo, Pakistan, Algérie).
Depuis la nouvelle loi de Jean Gol facilitant l'octroi de la nationalité belge par un regroupement des différentes options (naissances, mariages…) et accordant automatiquement la nationalité par filiation maternelle, quelque 1,3 million de migrants sont devenus des Nouveaux Belges. La plus grande communauté d'origine étrangère et leurs descendants en Belgique sont les Marocains avec plus de 450 00025 individus venant en majorité de la région du Rif28. Les Turcs sont le troisième plus grand groupe, et le deuxième plus grand groupe ethnique d'obédience islamique, comptant plus de 220 000 individus25,29.
89,2 % des habitants d'origine turque ont été naturalisés, tout comme 88,4 % des habitants d'origine marocaine, 75,4 % des Italiens, 56,2 % des Français et 47,8 % des Néerlandais30.
Le 1er janvier 2013, les conditions pour acquérir la nationalité belge sont devenues plus strictes. Les premiers effets se ressentaient en 2014 avec une réduction de 40 % des demandes31.
Le pays est 84e au classement mondial par population totale32
Densité : 359,94 hab./km2 (2010)
En 2005, la densité de population était la troisième plus importante de l'Union européenne, après celle de Malte et des Pays-Bas et avant le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Densité : 359,94 hab./km2 (2010)
En 2005, la densité de population était la troisième plus importante de l'Union européenne, après celle de Malte et des Pays-Bas et avant le Royaume-Uni et l'Allemagne.
Tranches d'âge : 0-14 ans : 16,85 % ; 15-64 ans : 65,91 % ; + 65 ans : 17,24 % (2008)
Espérance de vie des hommes : 76 ans (en 2007)
Espérance de vie des femmes : 82 ans (en 2007)
Taux de croissance de la population : 0,12 % (en 2007)
Taux de natalité : 10,29 ‰ (en 2007)
Taux de mortalité : 9,51 ‰ (en 2007)33
Taux de mortalité infantile : 4,6 ‰ (en 2007)
Taux de fécondité : 1,65 enfants/femme (en 2010)
Taux de migration : 1,22 ‰ (en 2007)
Taille moyenne des hommes : 1,80 m (en 2011)Espérance de vie des femmes : 82 ans (en 2007)
Taux de croissance de la population : 0,12 % (en 2007)
Taux de natalité : 10,29 ‰ (en 2007)
Taux de mortalité : 9,51 ‰ (en 2007)33
Taux de mortalité infantile : 4,6 ‰ (en 2007)
Taux de fécondité : 1,65 enfants/femme (en 2010)
Taux de migration : 1,22 ‰ (en 2007)
Histoire[modifier | modifier le code]
Habitée dès le mésolithique (stations dans la vallée de la Meuse), la Belgique connut une occupation humaine ininterrompue pendant la préhistoire (nombreux sites néolithiques) puis la protohistoire (nombreux sites de l'âge du bronze et de l'âge du fer).
Dans les temps anciens, cette partie de l'Europe accueillait l'homme de Néandertal, puis l'Homo Sapiens, comme en attestent divers restes dont l'homme de Spy, l'homme d'Engis et homme de Flavion. L'arrivée de tribus celtes à l'âge du fer (-800) suivie de la conquête romaine, autour de 57 avant notre ère, marque le début de l'entrée de la Belgique dans l'histoire lorsque Jules César la désigne sous le nom de province Belgica, composante du nord de la Gaule.
Après quatre siècles durant lesquels la conquête romaine façonna la géographie politique du pays, celui-ci fut le théâtre des invasions germaniques et de nouveaux pouvoirs s'installent. Ceux-ci donnèrent naissance à la féodalité qui allait s'épanouir dans toute l'Europe durant près d'un millénaire. C'est ce que les historiens appellent le Moyen Âge qui commence avec Clovis en 476. Clovis hérita de son père, Childéric Ier, d'un petit royaume Franc qui allait de l'Aisne au Rhin. Il se fit sacrer roi de tous les Francs à Reims et agrandit son royaume jusqu'à la Méditerranée.
Après les Mérovingiens, les Carolingiens en 731 prennent le pouvoir et Charlemagne agrandit son royaume en Empire européen en conquérant l'Allemagne, l'Autriche, l'Italie. Le traité de Verdun en 843 partagea son Empire en trois États entre ses petit-fils. Le territoire fut partagé entre l'influence carolingienne, Francie occidentale (France) et Lotharingie (Pays-Bas à l'Italie) et Francie orientale (Germanie).
La quasi-totalité de son territoire (à l'exception des principautés de Liège et de Stavelot-Malmedy) fut réunie par les ducs de Bourgogne au xve siècle pour former un tout, les Dix-sept provinces.
De la fin du Moyen Âge jusqu'à la révolution politico-religieuse du xviie siècle, ce territoire est un centre commercial et culturel prospère mais ne forme pas encore le pays actuel. Sa quasi-totalité (à l'exception de la Principauté de Liège) fait partie des Dix-sept Provinces réunies par les ducs de Bourgogne au xve siècle, que l'on dénomme, dans les atlas du temps, Belgica Foederata ou Belgica Regia selon les époques34.
Suivant les règles du droit féodal, la dynastie bourguignonne a hérité légitimement des territoires des ducs de Brabant et d'autres féodaux, ce qui permet à Philippe le Bon d'arrondir encore les possessions bourguignonnes par des alliances et des achats. Il peut ainsi espérer devenir assez puissant pour s'affranchir de la tutelle du royaume de France et du Saint-Empire romain germanique auxquels appartiennent ses possessions. Des cartes représentent les possessions bourguignonnes du nom de Leo Belgicus, Lion Belgique. Cette dénomination allie le vieux nom de Belgique, venu de l'Antiquité à travers la relation par Jules César de la guerre des Gaules, avec le nom de l'animal qui a impressionné les croisés en Orient et dont ils ont fait un symbole de force et de beauté que l'on trouve dans l'héraldique de nombreux pays européens. Ce nom apparaît sur des cartes qui utilisent la forme générale des grands Pays-Bas pour y superposer la forme d'un lion dressé.
La défaite à la guerre et la mort du fils de Philippe le Bon, Charles le Téméraire mettent fin au rêve d'une monarchie bourguignonne. Mais, à l'avènement de Charles Quint, descendant des Bourguignons, né à Gand, considéré comme un enfant du pays et accepté par la population et les États généraux comme souverain légitime, les Dix-sept provinces s'inscrivent dans un vaste ensemble européen, ce qui les protège des entreprises d'annexion des rois de France, leur garantissant une indépendance de fait. Car Charles Quint respecte en principe les privilèges que sont les droits locaux arrachés au cours des siècles par les villes et principautés dans leurs luttes contre la féodalité. Il promulgue la Pragmatique sanction qui constitue ce territoire en un tout indissociable, la Généralité, ancêtre des futurs royaumes de Belgique et des Pays-Bas. Mais les tentatives des cités, comme Gand, d'imposer un accroissement de leurs libertés au détriment du pouvoir du souverain engendrent cependant la répression de celui qui est aussi roi d'Espagne, titre obtenu par héritage, et empereur d'Allemagne. Cette dignité, il l'a obtenue en se ralliant les votes de la Diète germanique.
Au xvie siècle, Charles Quint, le descendant des ducs de Bourgogne (et autres fiefs) né à Gand est roi dans les Dix-Sept Provinces, mais aussi empereur du Saint-Empire romain germanique. Installé à Bruxelles dans le palais qui fut celui des ducs de Brabant, puis de Bourgogne, il préside les États généraux des Pays-Bas (dix-sept provinces) et octroie à celles-ci une autonomie par rapport au Saint-Empire Germanique et à l'Espagne. C'est la Pragmatique Sanction de 1549. En vertu de ses titres d'empereur germanique et des titres dont il a hérité dans les dix-sept-provinces, ainsi que de son titre de roi d'Espagne, Charles-Quint est un roi très chrétien investi par le pape. Il se sent chargé de la mission de lutter contre le protestantisme. Sous le règne de son fils Philippe II, roi d'Espagne qui dirige le pays depuis Madrid, la répression continue et une révolte éclate dans la population de la Généralité soutenue par une partie de la noblesse locale. Le conflit est motivé par les empiétements du pouvoir espagnol sur les libertés locales, la lutte contre le protestantisme servant de prétexte pour appesantir l'autorité de Madrid par l'intermédiaire de gouverneurs dont le duc d'Albe. Celui-ci fait mettre à mort les principaux chefs rebelles, les comtes d'Egmont et de Hornes. Il s'ensuit la guerre de Quatre-Vingts Ans qui est ponctuée de nombreuses batailles entre les troupes espagnoles et celles des États-Généraux, mais aussi d'intrusions guerrières venues d'Allemagne et de France. À l'issue de ce conflit, les Dix-Sept Provinces et le nord sont scindés. La Belgica Foederata — les futurs Pays-Bas — devient indépendante, tandis que la Belgica Regia — la Belgique actuelle sans les deux principautés de Liège et de Stavelot-Malmedy — retombe sous l'autorité espagnole.
L'apparition du protestantisme engendre une répression, déjà sous Charles-Quint, qui sera amplifiée sous le règne de Philippe II, fils de Charles-Quint. Philippe, qui réside en Espagne, n'est pas ressenti comme souverain local contrairement à son père Charles-Quint. Il ne fait d'ailleurs rien pour cela. Au contraire et il en résultera une véritable révolution anti-espagnole dont les mobiles mêlent la revendication de la liberté religieuse au refus de taxations de plus en plus lourdes. Mais, finalement, c'est seulement la partie nord des Pays-Bas qui devient indépendante, portant d'abord le nom de Belgica Foederata (« Belgiques Fédérées »), le futurNederland, tandis que le Sud, Belgica Regia (« Belgiques royales »), représentant la future Belgique reste sous la domination des Espagnols. Ceux-ci, essentiellement l'armée et certains nobles locaux acquis aux Espagnols, composent de mauvais gré avec les États généraux des Pays-Bas du sud représentant la noblesse, l'Église et la bourgeoisie. La scission d'avec les Pays-Bas du nord engendre d'ailleurs des guerres avec ceux-ci, jalonnées, en plus, de soulèvements au sud. D'autre part, les tentatives de conquête française entraînent des batailles et des pillages qui achèvent de faire du xvie siècle, un « siècle de malheur ».
Les puissances européennes veulent s'approprier le pays. La France et l'Espagne s'affrontent militairement durant les xviie et xviiie siècles. Même l'Angleterre intervient lors des campagnes du duc de Marlborough.
Vient alors la transmission du pouvoir des Habsbourgs d'Espagne à ceux d'Autriche-Hongrie en 1713-1714. Le régime installé par l'empereur d'Autriche s'engage, par traité, à respecter « leur autonomie séculaire, leur indépendance intérieure… coutumes et libertés »35 que les États généraux, la bourgeoisie et la noblesse n'ont cessé de défendre. D'autant plus que la découverte, à Bruxelles, de chartes et traités remontant à des siècles, et qui avaient été dissimulés au moment les pires de la domination espagnole, ravive un esprit national dans les Pays-Bas du sud. À Vienne est installé un bureau belge et, à Bruxelles, siège un gouverneur. En Belgique existe, chez les intellectuels, deux camps, l'un est partisan du retour intégral aux traditions, l'autre, influencé par les idées des « lumières » prône des idées démocratiques comme celles défendues par les encyclopédistes. Une tentative de réforme de l'empereur Joseph II prétend introduire des réformes, comme la suppression de plusieurs congrégations religieuses et la diminution du nombre de jours chômés. En réaction, l'opinion publique se soulève. C'est la révolution brabançonne. Les États généraux lèvent une armée sous le commandement du général Jan André van der Meersch et l'armée autrichienne est battue à la bataille de Turnhout en 1789. Les vainqueurs installent alors un régime d'indépendance sous le nom d'États belgiques unis. Mais les luttes intestines entre les conservateurs groupés derrière l'avocat van der Noot et les progressistes de l'avocat Vonck minent le nouveau régime et affaiblissent sa défense, d'autant plus que van der Meersch, le chef emblématique de l'armée, est emprisonné par le camp conservateur qui a pris le dessus. Les Autrichiens en profitent pour revenir en force et battre les troupes nationales.
Mais la restauration autrichienne ne dure pas, car les armées de la Révolution française envahissent le territoire et battent les troupes impériales autrichiennes en1793. Le territoire redevient français, et subit les levées militaires de conscrits entraînées par les guerres de Napoléon 1er. À la chute de l'Empire français, les grandes puissances décident, lors du traité de Vienne, de réunir la Belgique avec les anciennes Provinces-Unies pour reformer l'ancien Leo Belgicus du temps des ducs de Bourgogne. C'est la création du Royaume des Pays-Bas dont le roi appartient à la famille d'Orange-Nassau qui descend d'un des initiateurs, au xvie sièclede la révolution contre l'Espagne. L'amalgame des provinces belges et néerlandaises maintient les deux capitales, la Haye dans le Nord et Bruxelles dans le Sud. Mais, en fait, le pouvoir est à la Haye.
Mais, en deux siècles, de telles différences sont apparues entre les deux parties des grands Pays-Bas reconstitués que la partie méridionale se soulève contre le Nord et cette nouvelle révolution aboutit à l'indépendance. Les Belges s'unissent, de la gauche libérale à la droite cléricale. C'est l'unionisme qui se dresse contre la domination, dans la politique et l'armée, des populations du Nord contre celle de la Belgique. Alors que cette dernière est la plus peuplée, son influence est minorée.
La Révolution belge, qui éclate à Bruxelles en 1830, met fin à l'amalgame avec les Pays-Bas, les Belges rejetant définitivement la prédominance économique et linguistique imposée par la dynastie de la Haye. Après des combats qui embrasent tout le pays et l'intervention des grandes puissances qui contraignent le roi de Hollande à renoncer à ses prétentions, la partie méridionale du royaume des Pays-Bas devient, en 1831, une monarchie constitutionnelle sous le nom de Royaume de Belgique.
L'histoire de la Belgique indépendante est marquée par une industrialisation précoce, par la colonisation du Congo, par les deux guerres mondiales et par l'émergence de conflits politiques entre les deux principales communautés linguistiques du pays, les Flamands, d'expression néerlandaise, et les Wallons,francophones.
À partir de 1970, le pays s'oriente progressivement vers le fédéralisme, ce qui aboutit à la création de six entités fédérées : trois communautés (flamande, françaiseet germanophone) et trois régions (flamande, wallonne et la ville de Bruxelles en région de Bruxelles-Capitale). Celles-ci sont dotées d'une autonomie législative. Le caractère fédéral de l'État est reconnu officiellement depuis 1993.
Les Archives générales du Royaume conservent les archives des institutions centrales des Pays-Bas bourguignons, espagnols et autrichiens jusqu'en 1795, des organismes publics centraux de la période française (1795-1815) et de celle du royaume des Pays-Bas (1815-1830). Elles conservent également les archives des institutions centrales du gouvernement national, puis fédéral, de la fondation de la Belgique (1830) à nos jours, à l'exception des ministères de la Défense et des Affaires étrangères.
Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]
En 1914, la Première Guerre mondiale éclate. L'Empire allemand ignore la neutralité de la Belgique et l'envahit en appliquant le Plan Schlieffen pour prendre à revers les armées françaises.
Après la Bataille de Liège, bataille d'arrêt livrée du 5 au 16 août par l'armée belge appuyée sur les forts de la ceinture fortifiée établie en avant de la ville, c'est la victoire de Haelen contre les Uhlans appuyé par de l'infanterie, puis le siège d'Anvers qui commence le 25 août par des sorties de l'armée de campagne surgissant de la ceinture fortifiée édifiée à plus ou moins vingt kilomètres de la ville. Repoussés trois fois les Allemands parviennent en vue de la deuxième ceinture de forts le 26 septembre et commencent le siège proprement dit avec leur grosse artillerie. Le 5 octobre, la troisième ceinture, qui est constituée de forts du xixe siècle, est écrasée et l'armée belge doit se retirer le 8 octobre. Ainsi, en agissant sur les arrières de l'armée allemande, l'armée belge a contribué à soulager l'armée française attaquée au nord-est de la France. Les soldats belges sont d'autant plus motivés que l'ennemi se livre à de nombreuses atrocités contre la population en invoquant que des francs-tireurs civils combattent en guérilla51. Ce sont surtout les combats devant Liège et à Haelen qui, en retenant 150 000 soldats allemands, privèrent l'état-major allemand de disposer de tous ses effectifs lors de la bataille de la Marne, ce qui explique le vide laissé entre les armées allemandes à un moment crucial de la bataille, ce dont le général Joffre sut tirer parti en y lançant ses troupes. Aussi, la presse française ne tarit-elle pas d'éloges sur la résistance de la Belgique. Comme l'écrit L'Écho de Paris : « Nous, Français, nous devons aux Belges, plus que de l'admiration, nous leur devons une inoubliable reconnaissance » « Une page glorieuse de l'histoire contemporaine » écrit encore le quotidien français Le journal52. Malgré tout, la Belgique sera finalement presque entièrement occupée. Finalement, pour préserver un dernier morceau de territoire national commence alors, du 20 octobre au 17 novembre, une très dure bataille entre les belgo-franco-anglais retranchés derrière le fleuve Yser et l'armée allemande qui lance des assauts répétés qui lui coûtent beaucoup de pertes. Des inondations de la basse plaine renforcent encore la défense alliée et, finalement, l'empereur d'Allemagne venu assister à ce qu'il croit devoir être un triomphe, doit repartir. Pour l'Empire allemand, l'espoir est perdu de foncer à travers les plaines maritimes en contournant les alliés, surtout les Français. Le gouvernement belge, installé à Sainte-Adresse en France, y restera durant toute la guerre, mais le roi Albert Ier reste au commandement de l'armée qui combat pendant quatre ans sur les rives de l'Yser défendant le dernier morceau de territoire resté libre53.
En Belgique occupée, l'occupant allemand installera, dès 1915, une Flamenpolitik destinée à diviser la Belgique en deux États satellites de l'Allemagne, la Flandre et la Wallonie.
Après la Bataille de Liège, bataille d'arrêt livrée du 5 au 16 août par l'armée belge appuyée sur les forts de la ceinture fortifiée établie en avant de la ville, c'est la victoire de Haelen contre les Uhlans appuyé par de l'infanterie, puis le siège d'Anvers qui commence le 25 août par des sorties de l'armée de campagne surgissant de la ceinture fortifiée édifiée à plus ou moins vingt kilomètres de la ville. Repoussés trois fois les Allemands parviennent en vue de la deuxième ceinture de forts le 26 septembre et commencent le siège proprement dit avec leur grosse artillerie. Le 5 octobre, la troisième ceinture, qui est constituée de forts du xixe siècle, est écrasée et l'armée belge doit se retirer le 8 octobre. Ainsi, en agissant sur les arrières de l'armée allemande, l'armée belge a contribué à soulager l'armée française attaquée au nord-est de la France. Les soldats belges sont d'autant plus motivés que l'ennemi se livre à de nombreuses atrocités contre la population en invoquant que des francs-tireurs civils combattent en guérilla51. Ce sont surtout les combats devant Liège et à Haelen qui, en retenant 150 000 soldats allemands, privèrent l'état-major allemand de disposer de tous ses effectifs lors de la bataille de la Marne, ce qui explique le vide laissé entre les armées allemandes à un moment crucial de la bataille, ce dont le général Joffre sut tirer parti en y lançant ses troupes. Aussi, la presse française ne tarit-elle pas d'éloges sur la résistance de la Belgique. Comme l'écrit L'Écho de Paris : « Nous, Français, nous devons aux Belges, plus que de l'admiration, nous leur devons une inoubliable reconnaissance » « Une page glorieuse de l'histoire contemporaine » écrit encore le quotidien français Le journal52. Malgré tout, la Belgique sera finalement presque entièrement occupée. Finalement, pour préserver un dernier morceau de territoire national commence alors, du 20 octobre au 17 novembre, une très dure bataille entre les belgo-franco-anglais retranchés derrière le fleuve Yser et l'armée allemande qui lance des assauts répétés qui lui coûtent beaucoup de pertes. Des inondations de la basse plaine renforcent encore la défense alliée et, finalement, l'empereur d'Allemagne venu assister à ce qu'il croit devoir être un triomphe, doit repartir. Pour l'Empire allemand, l'espoir est perdu de foncer à travers les plaines maritimes en contournant les alliés, surtout les Français. Le gouvernement belge, installé à Sainte-Adresse en France, y restera durant toute la guerre, mais le roi Albert Ier reste au commandement de l'armée qui combat pendant quatre ans sur les rives de l'Yser défendant le dernier morceau de territoire resté libre53.
En Belgique occupée, l'occupant allemand installera, dès 1915, une Flamenpolitik destinée à diviser la Belgique en deux États satellites de l'Allemagne, la Flandre et la Wallonie.
En Afrique, l'armée du Congo belge, épaule les forces britanniques et remporte plusieurs victoires contre les forces de l'Afrique orientale allemande, jusqu'à la prise de Tabora le . Mais c'est dans le cadre d'une concertation très générale avec les Anglais. Aussi, faudra-t-il beaucoup d'efforts pour que l'Empire britannique – qui compte s'approprier la totalité de la colonie allemande – concède l'établissement d'une base militaire à Kisumu54,55 puis à Mwanza afin de permettre l'approvisionnement des troupes via la ligne de chemin de fer reliant ces villes au port de Mombasa.
Après la guerre, la quatrième partie du traité de Versailles de 1919, appelée « Accords Orts-Milner » donne à la Belgique les territoires du Ruanda-Urundi56 ainsi qu'une communication par chemin de fer avec un port franc sur la côte orientale de l'Afrique orientale britannique[réf. nécessaire].
Le traité donne aussi, à l'est de la Belgique, la circonscription prussienne d'Eupen-Malmedy, rattachement sanctionné par un plébiscite controversé. Historiquement, le territoire d'Eupen avait appartenu jusqu'en 1815 au duché du Brabant (les Pays d'Outre-Meuse et le duché de Limbourg), Sankt-Vith faisait partie du duché de Luxembourg et Malmedy de la principauté abbatiale indépendante de Stavelot-Malmedy. Le vote n'est pas à bulletin secret, ce qui fait craindre aux électeurs des représailles : seuls 271 sur 33 726 électeurs déclarent leur attachement à la Prusse57. La libération est également l'occasion pour le roi d'instaurer le suffrage universel masculin, grâce à une « petite entorse » au droit constitutionnel belge58.
Le traité donne aussi, à l'est de la Belgique, la circonscription prussienne d'Eupen-Malmedy, rattachement sanctionné par un plébiscite controversé. Historiquement, le territoire d'Eupen avait appartenu jusqu'en 1815 au duché du Brabant (les Pays d'Outre-Meuse et le duché de Limbourg), Sankt-Vith faisait partie du duché de Luxembourg et Malmedy de la principauté abbatiale indépendante de Stavelot-Malmedy. Le vote n'est pas à bulletin secret, ce qui fait craindre aux électeurs des représailles : seuls 271 sur 33 726 électeurs déclarent leur attachement à la Prusse57. La libération est également l'occasion pour le roi d'instaurer le suffrage universel masculin, grâce à une « petite entorse » au droit constitutionnel belge58.
Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]
Durant l'entre-deux-guerres, l'histoire de la Belgique est similaire au reste de l'Europe occidentale : une reconstruction énergique durant les années folles, une crise économique entre 1931 et 1935, l'émergence de partis fascistes avec la flambée rexiste de 1936-1937 autour de Léon Degrelle et le VNV flamand de Staf de Clercq. Les mouvements wallons et flamands connaissent aussi une radicalisation et un raffermissement après la période de patriotisme belge à la fin de la guerre. En 1934, le roi Albert Ier décède inopinément et son fils Léopold III lui succède. Mais, l'instabilité ministérielle et les divisions nationales s'aggravent, suscitant l'apparition, dans une partie de l'opinion publique, d'un courant de pensée politique autoritaire prônant un ordre fort dont on dit qu'il ne laisse pas le roi indifférent. Malgré ce qui semble avoir été une tentative de putsch menée en amateur par Léon Degrelle, chef du parti REX, partisan de Mussolini et tenté par l'exemple d'Hitler, la démocratie est protégée, le roi ne faisant rien pour favoriser une dérive anti-démocratique. En 1936, sous son impulsion et avec l'appui du parlement et du gouvernement, la Belgique dénonce l'alliance de 1920 avec les Franco-britanniques et se replie dans une stricte neutralité, affirmant refuser toute coopération avec les états-majors alliés, alors même que la menace hitlérienne s'affirme aux frontières. Il s'agit de ne pas provoquer l'Allemagne, vu l'état d'insuffisance de la défense belge. C'est aussi l'insuffisance des anciens alliés français et anglais, tant sur le plan militaire que politique, qui motive la politique de neutralité accompagnée d'un imposant programme de réarmement. Le sacrifice de la Tchécoslovaquie abandonnée par les puissances à l'appétit d'Hitler, lors du traité de Munich, donne tout à craindre de futures revendications allemandes sur la Belgique si les puissances européennes abandonnent celle-ci comme elles ont abandonné la Tchécoslovaquie. Le roi, qui a des contacts dans l'aristocratie anglaise, sait par ceux-ci que le gouvernement anglais a cru pouvoir apaiser les appétits de conquête de Hitler en lui offrant le Congo, quitte à obliger par la force la Belgique à accepter. Hitler, surtout intéressé par ses visées d'expansion à l'est, ne s'intéresse pas à ce projet, d'autant plus que l'Allemagne n'a pas les moyens militaires d'intervenir en Afrique. Mais il est clair que la Belgique doit pouvoir se défendre contre les tentatives de l'assujettir dans une combinaison reprenant le marchandage de Munich conclu sur le dos de la Tchécoslovaquie. Mais l'ennemi reste avant tout l'Allemagne. La Belgique doit pouvoir se défendre seule, dans la crainte que les Anglais, et peut-être même les Français ne garantissent pas de la secourir. C'est le sens du régime de la neutralité armée voté par le parlement, une solution qui pourrait, espère-t-on, éviter d'être entraîné dans un conflit entre l'Allemagne et les Franco-anglais. Dès 1938, il apparaît clairement que la Belgique et la France sont visées par l'impérialisme allemand. Alors que la Belgique est en plein réarmement sous les apparences de la neutralité, des informations sont communiquées secrètement à la France révélant que les services de renseignement ont acquis la conviction que l'attaque allemande se ferait par le Sud de l'Ardenne belge. En atteste le général en chef français Maurice Gamelin qui révèle dans son livre de mémoires – Servir – qu'il avait avec le roi des Belges en personne, Léopold III, une communication directe grâce aux attachés militaires59. Mais ce général n'en tire aucun profit pour organiser sa stratégie, préférant s'en remettre à l'avis du maréchal Pétain qui avait déclaré l'Ardenne impraticable pour une armée moderne. Or, c'est bien par là que se manifestera l'offensive principale de la Wehrmacht.
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